Le succès des mesures axées sur la restauration des forêts et des sols varie considérablement et dépend des conditions et du contexte du site. Il est donc impossible d'adopter une approche universelle et la caractérisation du site est fondamentale pour une restauration réussie (Hobbs et Harris, 2001).
Pour clarifier cette dépendance au contexte, nous adoptons le cadre de McBratney et al. (2014, 2019) qui introduit cinq dimensions clés de la valeur du sol avec capacité, se référant au potentiel inhérent du sol, et condition, se référant à l’état actuel de la santé des sols, comme la plupart important dans le contexte de la restauration pratique. Les autres dimensions se réfèrent à capital, reflétant la valeur économique des sols influencée par les marchés, la productivité et la propriété foncière ; connectivité, en soulignant le rôle des connaissances, des ressources et des interactions avec les systèmes environnementaux et sociaux dans le maintien de la santé des sols ; et codification, impliquant les politiques et les systèmes de connaissances qui guident la gestion des sols, variant selon les régions et les cultures, mais qui ne sont pas utilisés dans les lignes directrices décrites ci-dessous. Ensemble, ces dimensions soulignent qu'une gestion efficace et durable des sols dépend du contexte local et d'une approche à long terme (A. McBratney et al., 2014 ; Alex. B. McBratney et al., 2019). Premièrement, il est important d'évaluer le potentiel inhérent de certains sites et d'établir une base de référence. C'est pourquoi nous adoptons le concept de sol. aptitude Cela fait référence au potentiel inhérent du sol à remplir des fonctions spécifiques, telles que le soutien de la croissance des plantes et la fourniture de services écosystémiques, qui varie selon le climat local, la topographie et le type de sol. Cette capacité est façonnée par des décennies de recherche en évaluation foncière et comprend un ensemble de caractéristiques à long terme ou à évolution très lente. Par exemple, la texture du sol détermine grandement le potentiel d'un site donné pour le fonctionnement de l'écosystème forestier, car elle affecte la fertilité globale du sol, sa capacité de rétention d'eau et son pouvoir tampon acide. Cependant, la texture du sol n'est pas une variable facilement modifiable par la gestion et constitue donc une condition limite fixe pour comprendre l'état d'un sol donné. Deuxièmement, le sol condition Englobe ces dernières, c'est-à-dire les propriétés physiques, chimiques et biologiques gérables du sol, permettant d'évaluer son état actuel, influencé par les pratiques d'utilisation des terres, la pollution et les efforts de conservation. L'évaluation s'effectue sur une échelle de temps à court terme. L'état du sol désigne sa capacité à fonctionner dans les limites de l'utilisation des terres et de l'écosystème, et varie selon la gestion. La combinaison de cet état et de ses capacités détermine la productivité/performance du sol. Une surveillance efficace ne peut être réalisée que si les capacités et l'état du sol sont évalués.