Utilisez des modèles de condition pour évaluer l’impact de la restauration, définir des objectifs et suivre les progrès sur plusieurs indicateurs écologiques.
Un modèle de référence permet de comparer l'état actuel des forêts aux conditions de référence, ce qui facilite la définition des niveaux de dégradation et la définition d'objectifs de restauration clairs. Pour les objectifs de conservation, les sites sont généralement comparés à des écosystèmes non perturbés ou à des conditions historiques dans des conditions écologiques similaires ou locales. Face au changement climatique et à d'autres menaces croissantes, telles que l'apparition de nouveaux ravageurs et agents pathogènes ou d'espèces invasives, ces conditions historiques de référence doivent être considérées avec la plus grande prudence, notamment en ce qui concerne la composition des espèces d'arbres. Des aspects tels que la diversité structurelle, la quantité de bois mort et la présence d'espèces ou de groupes d'espèces particuliers peuvent toutefois donner un bon aperçu de la complexité historique et de la résilience du système à restaurer.
Pour un suivi de haute qualité (voir également le chapitre 5) et pour pouvoir démontrer un impact réel et un investissement efficace des ressources dans les actions de restauration, vous devez répondre à deux questions : 1) vos mesures de succès sont-elles significativement différentes après une intervention de gestion par rapport à un scénario de non-intervention, et 2) dans quelle mesure vos mesures de succès sont-elles similaires aux résultats attendus ?
Pour le premier, il vous faut un Modèle de condition par défaut (DCM). Il montre l'évolution des sites non restaurés et dont la gestion se poursuit normalement.
Pour le deuxième, vous avez besoin d'un Modèle de condition de référence (RCM). Ce modèle présente l'évolution attendue des valeurs des indicateurs depuis le début de la restauration jusqu'à l'atteinte des valeurs cibles dans les habitats matures de haute qualité. Les résultats plausibles pour les habitats, et donc les sites à inclure dans le RCM, dépendront fortement des informations disponibles lors du suivi de référence (chapitre 1.3), ainsi que du type d'actions de restauration proposées.
Les deux modèles nécessitent un ensemble de sites à mesurer. Les sites du modèle de conditions par défaut doivent avoir des capacités similaires (voir également le chapitre 1.1) à celles des sites de restauration. Les sites du modèle de conditions de référence doivent être associés aux meilleures pratiques de restauration et constituer une voie vers les résultats souhaités.
Un projet de restauration ne sera en bonne voie pour avoir un impact positif et une additionnalité que s'il est hautement improbable que les valeurs des indicateurs restent dans la fourchette du modèle de conditions par défaut. De plus, il ne devrait être considéré comme réussi que si les indicateurs se situent dans la fourchette du modèle de conditions de référence.
La restauration d'un écosystème ne peut être évaluée par un seul indicateur ; il est donc important de comprendre que plusieurs indicateurs seront nécessaires pour garantir sa réussite. Un projet peut connaître un succès rapide pour certains indicateurs qui divergent rapidement (voir l'indicateur A dans la figure ci-dessus), tout en restant pendant un certain temps dans la fourchette des conditions par défaut pour d'autres indicateurs qui divergent plus tard, à mesure que l'habitat mûrit (voir l'indicateur B dans la figure ci-dessus).
La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030) reconnaît l’impérieuse nécessité de prévenir, d’enrayer et d’inverser la dégradation des écosystèmes mondiaux. La restauration efficace des écosystèmes dégradés est primordiale pour le rétablissement de la biodiversité, de la santé et de l’intégrité des écosystèmes, des biens et services écosystémiques, l’atténuation des changements climatiques et la santé et le bien-être humains. Les partenaires de la Décennie, à l’issue d’un processus consultatif, ont formulé dix principes pour la restauration des écosystèmes afin de définir une vision commune et d’accroître les chances d’atteindre le niveau de restauration le plus élevé possible.
EFISCEN-Space est un modèle forestier européen empirique qui simule l'évolution des ressources forestières. Ce modèle permet d'évaluer les trajectoires les plus probables de développement futur des forêts, notamment les régimes de gestion durable, les possibilités de production de bois, les compromis entre les différents services écosystémiques forestiers selon les régimes de gestion alternatifs et le changement climatique.
La restauration écologique favorise la biodiversité, le bien-être humain, la sécurité alimentaire et hydrique, ainsi que la résilience climatique. Les Principes et Normes internationaux actualisés fournissent un cadre de huit principes directeurs, outils et bonnes pratiques pour améliorer la conception, le suivi et les résultats de la restauration. En intégrant la science, les savoirs traditionnels et l'engagement des parties prenantes, ces Normes visent à apporter des bénéfices écologiques, sociaux et économiques durables dans le monde entier.
Cette publication de l'EPA met en lumière les efforts déployés par l'Agence pour lutter contre la dégradation de l'environnement et promouvoir la restauration des écosystèmes à travers les États-Unis. Elle passe en revue les programmes et politiques visant à dépolluer les sites contaminés, à restaurer la qualité de l'air et de l'eau, à réhabiliter les terres dégradées et à soutenir des communautés plus saines. En associant mesures réglementaires et initiatives collaboratives, le document illustre comment la restauration contribue non seulement à la santé écologique, mais aussi à la sécurité publique, à la vitalité économique et à la résilience à long terme.