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Bailleurs de fonds / Investisseurs

3. L'opportunité - Les marchés fondés sur la nature

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Les marchés de la nature, notamment les marchés du carbone et de la biodiversité, offrent des perspectives prometteuses pour le financement de la restauration des écosystèmes en Europe. Les marchés réglementés du carbone sont principalement régis par les règles gouvernementales. À l'inverse, les marchés volontaires du carbone et de la biodiversité connaissent une croissance constante, portée par l'investissement croissant des entreprises. Ces marchés vous permettent de participer à des efforts de restauration et de conservation des forêts à grande échelle, contribuant ainsi à un impact positif sur la nature et à la création de bénéfices écologiques durables.

Nous montrons ici comment les mécanismes existants peuvent attirer les investissements privés dans la conservation de la nature et mettons en lumière les possibilités d'étendre ces efforts à l'échelle européenne, tout en offrant des perspectives pour vous aider à naviguer efficacement sur les marchés de la biodiversité et du carbone.

3.1 Marchés volontaires du carbone

Les forêts joueront un rôle crucial dans la réussite de l'objectif ambitieux de neutralité climatique de l'UE d'ici 2050. La Commission européenne souhaite que les forêts et autres sources terrestres de captage de CO₂ atteignent 310 Mt/an d'ici 2030, contre 225 Mt/an dans un scénario de statu quo. Les stratégies dites de « séquestration du carbone », c'est-à-dire l'augmentation du stockage de CO₂ (et, en partie, d'autres services écosystémiques) dans les cultures, les forêts et les sols, sont des instruments clés à cet égard, mais leur viabilité est généralement conditionnée par des coûts de gestion supplémentaires (Chiti et al., 2024).

3.2 Marchés volontaires de la biodiversité

Le terme « crédits de biodiversité » est utilisé depuis les années 1990 pour désigner un sous-ensemble de mesures compensatoires de biodiversité (cf. section 2.3) faisant l’objet d’échanges sur un marché. Or, une nouvelle demande de crédits de biodiversité non compensatoires a récemment émergé – préconisée lors de la COP15 de la CDB et lancée lors de la COP16 : ces crédits ne seraient pas directement liés à une perte de biodiversité ailleurs, mais seraient plutôt achetés par des entreprises souhaitant générer des retombées positives pour la nature. Un segment de marché innovant, volontaire et non compensatoire, allant au-delà des mesures compensatoires de biodiversité (souvent imposées par la loi), a ainsi vu le jour.