Le suivi des perturbations et des dommages forestiers est essentiel à la gestion intégrée des forêts (GIF), car il permet d'apporter des réponses rapides et efficaces aux menaces. C'est pourquoi cet indicateur a été sélectionné parmi les 17 indicateurs de la GIF. La GIF peut atténuer les perturbations et les dommages grâce à des pratiques de gestion intégrée des dommages, notamment en favorisant la diversité des structures forestières et des compositions mixtes d'essences adaptées au site. Cette diversité renforce la résilience des écosystèmes, rendant les forêts moins vulnérables aux menaces abiotiques et biotiques. Un suivi régulier permet aux gestionnaires forestiers de détecter les premiers signes de perturbation ou de dommage, d'en évaluer la gravité et de mettre en œuvre rapidement les interventions appropriées (Patacca et al., 2023). Cette approche proactive préserve non seulement la santé et la productivité des forêts, mais aussi la biodiversité et les autres services écosystémiques.
Lorsque des terres agricoles sont abandonnées, les forêts peuvent se régénérer naturellement. Ce processus peut contribuer au stockage du carbone et à la lutte contre le changement climatique, mais il ne profite pas toujours à la biodiversité de la même manière. Cette étude a examiné 16 sites en Italie, en suivant l'évolution des terres, passant de prairies à forêts, sur une période d'environ 75 ans.
Les résultats montrent que le stockage de carbone augmente avec le temps, principalement parce que les arbres en croissance stockent davantage de carbone. Cependant, le carbone du sol ne suit pas une tendance claire. Parallèlement, la diversité végétale est maximale dans les zones ouvertes comme les prairies et aux premiers stades de croissance forestière, mais elle diminue généralement à mesure que les forêts se densifient et s'ombragent. Il en résulte un compromis : un stockage de carbone plus important implique souvent une moindre diversité d'espèces végétales.
Dans un site d'étude du sud du pays, la diversité végétale s'est partiellement rétablie dans les forêts anciennes, ce qui suggère que, sous certaines conditions, le stockage du carbone et la biodiversité peuvent progresser simultanément. Globalement, l'étude conclut que la régénération naturelle des forêts est favorable aux objectifs climatiques, mais qu'une gestion rigoureuse est nécessaire pour préserver la diversité végétale.
Pendant un semestre, Simon Musin, Antoine Van Lede, Samuel Konsdorff, Louis Uytterhaegen et Tom Schriewer ont partagé une mission : trouver comment installer un nouveau marteloscope près de leur faculté d'agro-biotechnologie de Gembloux, en Belgique.
Mais comment mettre en place un site boisé d'un hectare, surveillé et cartographié, utilisé pour former les gestionnaires forestiers, les propriétaires ou les étudiants à l'intersection de la conservation de la biodiversité et de la production de bois ?
L'équipe d'Integrate Network s'est entretenue avec Samuel, Tom et Antoine pour en savoir plus.
Les forêts européennes se portent peut-être mieux qu'il n'y paraît – et cette étude de Harald Mauser, Magda Bou Dagher Kharrat et Bart Muys propose des pistes pour améliorer leur évaluation. Les auteurs appellent à des évaluations plus intelligentes et transparentes, reflétant la réalité et non des règles de notation rigides. En combinant des données par zone avec les indicateurs actuels, en améliorant la qualité des données entre les pays et en utilisant des méthodes plus flexibles qui rendent compte des changements réels, l'UE pourrait mieux suivre les progrès accomplis, selon les auteurs. Une communication plus claire est également essentielle pour éviter des conclusions erronées. Conformément à la loi sur la restauration de la nature, ces améliorations feraient du suivi un outil puissant – non seulement pour rendre compte de l'état des forêts, mais aussi pour guider activement leur restauration.
Cet article présente des pistes scientifiques pour une gestion forestière intelligente face au climat, dans un contexte de réchauffement climatique et de sécheresse. Il explique comment le stress hydrique perturbe l'hydraulique des arbres, la répartition du carbone et le fonctionnement des écosystèmes, augmentant ainsi les risques de dépérissement. Il évalue différents leviers de gestion – choix des essences, peuplements mixtes, éclaircies, diversité structurale et gestion des nutriments – en soulignant les compromis nécessaires et l'importance de stratégies d'adaptation pour maintenir la résilience des forêts, le stockage du carbone et leur multifonctionnalité dans un climat qui se réchauffe.
Le tutoriel I+ Trainer explique comment utiliser un logiciel mobile dans des parcelles forestières marteloscope pour simuler des décisions sylvicoles et évaluer instantanément leurs impacts écologiques et économiques à des fins de formation et d'aide à la décision.
Cet article passe en revue les preuves scientifiques sur la façon dont les microhabitats liés aux arbres (TreMs) — de petites structures distinctes sur les arbres — sont utilisés par différents groupes taxonomiques dans les forêts européennes et discute des implications pour l'évaluation de la biodiversité et la gestion forestière.
Cet article présente les crédits de biodiversité comme un outil émergent de financement pro-environnemental, malgré les nombreuses incertitudes qui subsistent quant à leur capacité et leur calendrier à stimuler la conservation de la biodiversité. Il explore les mécanismes d'impact à travers une théorie du changement proposée, fondée sur les résultats de 34 projets pilotes et sur une analyse des enseignements tirés d'incitations de marché similaires en matière de conservation.
La restauration des forêts ne se limite pas à la plantation d'arbres ; c'est un engagement à long terme façonné par les personnes, les politiques et les paysages. S'appuyant sur une expérience pratique, ce Leçons apprises Ce livret explique comment passer de projets isolés à un impact durable. Il met en lumière le rôle des communautés, du financement, des sites pilotes et des systèmes de connaissances, tout en abordant les défis liés à la mise à l'échelle de la restauration dans des contextes complexes et concrets. Découvrez ce guide concis pour transformer vos ambitions en actions pérennes.
Comment savoir si la gestion intégrée des forêts fonctionne réellement ? Nous présentons ici un ensemble de 17 indicateurs pratiques conçus pour mesurer la biodiversité, la résilience, les services écosystémiques et l’adaptation au changement climatique dans les forêts européennes. Élaborés en collaboration avec des gestionnaires forestiers, des décideurs politiques et des chercheurs au sein de sept Living Labs, ces indicateurs transforment une vision globale en actions concrètes. Ils visent ainsi à faciliter la transition entre les ambitions politiques et la gestion forestière sur le terrain, dans un monde en pleine mutation.
Ce portail web gratuit, facile à naviguer et constamment mis à jour, héberge et référence des documents pertinents présentant les dernières connaissances et informations sur les sols forestiers en Europe et au-delà.
Créé dans le contexte de HoliSoils projet, le Porte d'entrée des sols forestiers contient des informations telles que :
- Cartes paneuropéennes des propriétés des sols forestiers à une résolution de 100 x 100 m
- Carte des tourbières drainées de la région de la mer Baltique
- Cartes de la vulnérabilité des sols
- Lien vers la base de données mondiale sur les champignons
- Lignes directrices pour l'échantillonnage des sols en vue de la déclaration des GES, comprenant une section sur la biodiversité
- et plus...
Les documents comprennent : des informations de base sur les paramètres importants du fonctionnement et des propriétés des sols dans différents pays européens ; des illustrations des processus complexes du sol ; des données sur la vulnérabilité des sols à la dégradation et à la perte de carbone ; des scénarios prédictifs de rendement et de résilience combinant différentes trajectoires climatiques avec différentes approches de gestion forestière.
D'autres documents pertinents peuvent être partagés via le portail.
Ce rapport présente une évaluation complète et historiquement étayée de la gestion et de la restauration des forêts en Flandre, replacée dans le contexte belge. Du fait de la fédéralisation de la politique forestière depuis les années 1980, l'analyse se concentre sur la Flandre, où le couvert forestier est resté longtemps faible et où les forêts ont été exploitées intensivement au sein d'un paysage fortement urbanisé. Le rapport retrace les principaux développements sur trois grandes périodes : avant 1940, de 1945 à 1989 et après 1990, en examinant les changements du couvert forestier, les objectifs de gestion, les interventions techniques et les facteurs socio-politiques.
Selon les chercheurs du projet SUPERB de l'Université suédoise des sciences agricoles (SLU), une mise en œuvre ambitieuse et fondée sur des données scientifiques du règlement européen sur la restauration de la nature pourrait contribuer à une gestion forestière plus durable et moins conflictuelle. À l'inverse, une approche minimale ou restrictive risque d'entretenir l'incertitude, les controverses et la polarisation du débat forestier.
La base de données sur les projets de restauration forestière compile des informations sur les projets de restauration forestière menés en Europe entre 1990 et 2024. Elle rassemble des données issues de programmes financés par l'UE et d'initiatives nationales ou locales afin de faciliter la recherche et la compréhension des efforts de restauration. La base de données comprend 696 projets financés par l'UE et 994 projets nationaux ou locaux, couvrant un large éventail d'activités de restauration forestière et arboricole. Les projets portant exclusivement sur des écosystèmes non forestiers ont été exclus. Globalement, la base de données offre un aperçu complet des efforts récents de restauration forestière en Europe.
Cette note de synthèse rassemble les données scientifiques et les enseignements pratiques tirés des 12 initiatives de restauration forestière à grande échelle menées par SUPERB en Europe, offrant ainsi des orientations concrètes aux décideurs politiques, aux gestionnaires forestiers et aux parties prenantes. Elle présente la restauration forestière comme un processus adaptatif de long terme nécessitant un financement durable, l'implication des parties prenantes et des objectifs flexibles. Face au changement climatique et à la multiplication des perturbations, elle met en lumière des défis communs tels que la pression du broutage, l'implication des propriétaires privés et la disponibilité limitée de matériel de plantation adapté au climat. Cette note formule des recommandations concrètes pour étendre la restauration forestière résiliente et tournée vers l'avenir à travers l'Europe.
La foresterie urbaine n'est pas une solution universelle ; chaque ville et région, avec ses propres défis et opportunités, requiert des stratégies adaptées. Consciente de la diversité et de la spécificité des enjeux liés à la foresterie urbaine, ainsi que de leur potentiel pour atténuer les inégalités environnementales et socio-économiques à travers le monde, la FAO a sollicité des experts du monde entier afin qu'ils partagent leurs points de vue sur la perception et la gestion des forêts et des arbres urbains dans leurs zones géographiques respectives, rassemblant ainsi un large éventail de perspectives régionales. L'objectif principal de cette publication est de dresser un panorama complet de l'état actuel de la foresterie urbaine à l'échelle mondiale. En présentant les perspectives régionales, les analyses, les expériences et les études de cas en matière de foresterie urbaine et périurbaine, nous espérons inciter les individus, les collectivités et les décideurs politiques à repenser leur relation aux espaces verts urbains.
La réussite de la restauration et de la régénération des forêts repose sur la qualité des semences et des plants forestiers. Ce document présente un aperçu pratique des étapes essentielles de la gestion des semences forestières et fournit des conseils aux gestionnaires forestiers, aux pépiniéristes et aux spécialistes de la restauration pour les aider à prendre des décisions éclairées.
Le changement climatique remodèle les forêts européennes, rendant indispensable la compréhension du potentiel d'adaptation des espèces d'arbres. La variation intraspécifique des traits – notamment la croissance, la reproduction, la survie, la phénologie et la tolérance au stress – est fréquente mais inégalement étudiée, les conifères présentant une plus grande variabilité que les feuillus. D'importantes lacunes persistent dans nos connaissances, en particulier en Europe du Sud et du Sud-Est, soulignant la nécessité d'expérimentations à long terme pour orienter les stratégies de conservation, de diversification et d'adaptation des forêts.
Ce premier article d'une série en deux parties propose des pistes de réflexion essentielles aux journalistes spécialisés dans les données climatiques. Il explore comment l'activité en ligne autour des enjeux environnementaux peut révéler de nouvelles perspectives et fournir des éléments probants pour étayer leurs reportages de terrain. Ce premier article offre des conseils pratiques pour la recherche et l'analyse de données numériques, tandis que le second s'intéresse à l'approfondissement et à la contextualisation de ces données en ligne.
La technique simple d'évaluation multi-attributs (SMART) peut être utilisée pour identifier et classer les attributs en fonction de leur importance perçue pour la priorisation des zones de restauration.
Le processus analytique en réseau (ANP) est une méthode d'aide à la décision multicritère (MCDM) qui étend le processus d'analyse hiérarchique (AHP) en intégrant les interactions et les dépendances entre les éléments de décision, créant ainsi un réseau plutôt qu'une hiérarchie stricte. Développé par Thomas Saaty, il est utilisé pour les problèmes complexes où les critères peuvent s'influencer mutuellement, contrairement à l'AHP qui suppose leur indépendance. Le processus consiste à modéliser le problème sous forme de réseau, à effectuer des comparaisons par paires, à construire une supermatrice et à synthétiser les résultats afin d'identifier les meilleures alternatives.
L'optimisation spatiale consiste à utiliser des méthodes mathématiques et informatiques pour trouver la meilleure répartition possible des ressources dans l'espace géographique afin d'atteindre des objectifs précis, tels que la maximisation des bénéfices ou la minimisation des coûts. Elle implique la définition d'un problème comportant des variables de décision, une fonction objectif (par exemple, minimiser les coûts, maximiser les profits) et des contraintes, tout en représentant explicitement les relations spatiales comme la distance, la contiguïté et la connectivité. Ses applications incluent l'aménagement du territoire, le développement urbain et la gestion des ressources naturelles.
La cartographie cognitive floue (CCF) est une méthode de visualisation et de modélisation des relations causales dans les systèmes complexes. Elle utilise un réseau de « facteurs » (nœuds) et de « flèches » (arêtes) pondérées et orientées. Elle combine la logique floue et la cartographie cognitive pour représenter l'intensité de l'influence entre les concepts, qui peut être positive, négative ou nulle. Les CCF sont particulièrement utiles pour intégrer les connaissances des experts et des parties prenantes, notamment en l'absence de données quantitatives, et sont utilisées dans des domaines tels que la santé, les politiques publiques et l'aide à la décision.
Ce webinaire interactif d'une heure et demie a réuni des scientifiques, des décideurs politiques, des praticiens et des représentants de la société civile afin d'explorer comment mieux connecter, communiquer et mettre en œuvre les connaissances sur les forêts et la biodiversité. Plutôt qu'une série de présentations, cet événement a privilégié le dialogue ouvert et la participation active de tous les intervenants.
Cet article examine la distribution des microhabitats liés aux arbres (MLA), tels que les cavités, les branches mortes et les structures de l'écorce, essentiels à la biodiversité forestière, dans les hêtraies européennes. À partir d'un vaste ensemble de données portant sur des milliers d'arbres à travers l'Europe, l'étude montre que les MLA ne sont pas répartis aléatoirement : ils sont beaucoup plus fréquents sur les grands arbres, les vieux arbres et les arbres morts, et leur abondance est également influencée par la structure et l'âge de la forêt et du paysage environnants.
Cette série de quatre vidéos a été produite par le projet Horizon 2020 CLEARINGHOUSE sur la foresterie urbaine. Elle vous expliquera ce que sont les solutions fondées sur la nature (SFN), quels types de SFN existent et comment elles sont conçues pour atteindre les objectifs de la foresterie urbaine.
Le dossier pédagogique élaboré par le biais du Centre d'échange de ressources Horizon 2020 vise à remédier à la méconnaissance de l'importance des arbres en milieu urbain. Destiné aux enseignants, il a pour objectif de faciliter l'intégration de l'étude des arbres dans différentes disciplines. Il souligne l'importance d'aider les élèves à prendre conscience du rôle essentiel des arbres dans leur environnement immédiat et encourage les enseignants à aborder le sujet des arbres et des forêts urbaines de manière à inciter les élèves à valoriser et à protéger ces éléments naturels pour le bien-être de la planète.
L'Association des forêts communautaires (Community Woodlands Association) a publié une série de fiches d'information utiles à destination des groupes forestiers communautaires. Ces fiches couvrent un large éventail d'activités liées à la gouvernance, à la gestion forestière et au développement communautaire. Chaque fiche présente un aperçu du sujet et renvoie à des sources d'information plus détaillées : d'autres fiches de l'Association ou des organismes externes. De nombreux principes généraux sont applicables dans tout le Royaume-Uni, mais les références aux financeurs et aux organismes de réglementation concernent uniquement l'Écosse.
Compte rendu du symposium CLEARINGHOUSE sur les politiques publiques intitulé « Reverdir les villes grâce à des solutions fondées sur la nature dans l’UE et en Chine », avec l’enregistrement de l’événement.
Ce rapport présente le contexte et les orientations nécessaires à l'élaboration d'un plan d'action local pour la foresterie urbaine. Il s'appuie sur un état des lieux, les avantages et les perspectives de développement de la foresterie urbaine à l'échelle européenne. Ces orientations s'adressent principalement à un public non spécialisé souhaitant appréhender rapidement l'immense potentiel de la foresterie urbaine pour relever les défis sociaux, économiques et environnementaux des villes, en accord avec les Objectifs de développement durable (ODD) mondiaux.
Les forêts mixtes sont proposées pour renforcer les efforts de restauration forestière et d'adaptation au changement climatique face à l'aggravation des sécheresses. Cependant, la réponse des arbres à la sécheresse ne s'améliore pas systématiquement avec l'augmentation de la diversité des essences, dont l'effet peut passer d'un bénéfice à un échec selon la durée de la sécheresse. Les effets de la diversité fonctionnelle sur la croissance sont spécifiques à chaque site et peuvent être contrastés (positifs ou négatifs), voire s'accentuer lors de sécheresses successives.
Ce chapitre examine les options de restauration des paysages en Suède. Il met en lumière différents types de restauration, en particulier la restauration préventive – une restauration qui prend en compte simultanément les conditions passées, présentes et futures. Pour appréhender les paysages, le chapitre considère quatre dimensions essentielles de planification : la couverture terrestre, l’âge de la forêt, les essences d’arbres et les caractéristiques forestières.
La sylviculture à couvert continu (SCC) est étendue dans le parc forestier Queen Elizabeth (QEFP) afin d'accroître la résilience de la forêt face au vent, aux ravageurs et aux pressions climatiques, tout en maintenant la production de bois et en renforçant les avantages pour le public et l'environnement. Historiquement dominé par des épicéas de Sitka équiennes, le QEFP a évolué vers des peuplements mixtes et structurellement diversifiés grâce à des programmes d'éclaircie à long terme. Forest Research et Forestry and Land Scotland ont conjointement mis en œuvre et suivi la SCC sur plus de 150 hectares, en utilisant des relevés de terrain, des orthophotos, des données LiDAR et des mesures d'indice de surface foliaire (LAI) pour orienter les décisions. La concertation avec les communautés locales, les professionnels et les organismes nationaux a garanti la transparence et une forte adhésion sociale dans ce paysage très fréquenté. Cette approche démontre que la SCC peut apporter des avantages écologiques, hydrologiques et visuels et constitue un modèle adaptable à plus grande échelle pour les forêts publiques et privées d'Écosse.
Cet article scientifique présente et analyse les instruments suédois de protection des forêts que sont les Accords de conservation de la nature et les Aires de protection des biotopes. Ces instruments, destinés aux propriétaires forestiers privés, offrent une grande flexibilité en matière de restauration. Ils complètent les réserves naturelles traditionnelles en incluant une large gamme de types de forêts répartis sur l'ensemble du territoire suédois.
Cette revue systématique offre un résumé complet des études empiriques analysant le rôle de la fragmentation du paysage sur la présence d'espèces d'intérêt pour la conservation dans les peuplements forestiers. Elle passe en revue 172 études individuelles, dont 43 ont fait l'objet d'une méta-analyse quantitative. Bien que les résultats mettent en évidence une hétérogénéité significative des effets du paysage, ils confirment généralement l'impact de la fragmentation sur la présence et l'abondance des espèces.
Cet article scientifique présente une approche de délimitation des forêts de connectivité (FC) qui éclaire la planification de la restauration à l'échelle du paysage et des parcelles. Il couvre un total de 130 500 ha de FC cartographiées sur un bassin versant de 1.3 million d'hectares dans la Suède boréale. Il identifie les zones prioritaires de restauration au sein des FC, qui représentent des zones clés pour les efforts de restauration locaux, et intègre les FC afin de renforcer efficacement la connectivité du réseau de conservation existant.
En Croatie et en Serbie, les efforts de restauration forestière ont été renforcés par l'utilisation de machines spécialisées. Ces machines ont permis d'accroître la productivité en réduisant le recours au travail manuel lors de la préparation des sites. Cette approche a rendu les activités de restauration plus rapides et plus sûres, contribuant ainsi au succès global du rétablissement des forêts dans les zones de démonstration.
L'amélioration de la planification et de la production en pépinière en Croatie et en Serbie renforce l'adéquation entre l'approvisionnement en plants et les plans de gestion forestière, les conditions écologiques et les besoins de restauration. Cette pratique inclut une planification basée sur l'habitat, notamment pour les sols sableux, et privilégie la production de plants en conteneurs de 2+0 cm sans élagage racinaire, destinés à être plantés dans des substrats sableux. L'élagage racinaire est appliqué de manière sélective en fonction du type de sol et des exigences des espèces. Une meilleure coordination de la demande en plants, un suivi amélioré de la provenance des semences et l'utilisation d'espèces adaptées au climat et aux types de sols spécifiques contribuent à une meilleure adéquation écologique. Les investissements dans les processus de production, le suivi, la recherche et la formation du personnel permettent de fournir des plants plus sains et adaptés au site. Des contrôles officiels garantissent la traçabilité et la qualité, sous la supervision d'organismes experts, tandis que les inspections sanitaires et les recommandations liées aux projets contribuent à réduire les risques biologiques. Les caractéristiques idéales des plants dépendent des espèces et des conditions du site, en particulier du type de sol, assurant ainsi une meilleure adaptation et la réussite des restaurations.
La plantation en rangs associant le chêne pédonculé (Quercus robur L.) à des espèces indigènes telles que Prunus spp. et Sorbus spp. accroît la diversité des essences et soutient les services écosystémiques forestiers. L'efficacité du travail est nettement améliorée grâce à l'utilisation de machines appropriées pour la préparation du terrain.
Des études récentes (Saini et al., 2025) montrent qu'une forêt urbaine d'une superficie comprise entre 0.75 et 2.5 ha exerce un effet d'atténuation de la température dans un rayon maximal de 180 m autour du centre de la parcelle, et que cet effet dépend davantage de la densité du couvert forestier que de la superficie de la forêt. Ceci a des implications importantes en milieu urbain, où il peut être plus aisé d'accroître le couvert forestier d'une forêt urbaine que d'en augmenter la superficie.
Dans les forêts urbaines et les forêts récréatives, les plantations en lignes droites créent un paysage « industriel » qui manque de naturel et nuit au contact avec la nature. Une solution simple consiste à planter en lignes courbes, en regroupant différentes espèces et arbustes : les variations de mortalité et de croissance permettront à la parcelle de se transformer en une forêt d’apparence naturelle.
Cette étude développe et teste un nouvel indice composite climato-intelligent (ICSF) pour évaluer la gestion forestière climato-intelligente (GFI) dans les forêts méditerranéennes, à partir des données de l'Inventaire forestier national italien (IFN). Huit indicateurs pondérés avec précision ont été appliqués selon trois piliers – adaptation, atténuation et dimension sociale – pour évaluer la GFI en 2005 et 2015. La composition des essences, les dommages forestiers et la régénération ont été identifiés comme des facteurs clés. Les résultats montrent une évolution positive des valeurs de l'ICSF au cours des deux dernières décennies, démontrant ainsi le potentiel de l'ICSF comme outil pratique pour les gestionnaires forestiers afin d'améliorer la résilience et d'atténuer les impacts liés au changement climatique.
Cette étude examine l'influence de l'intensité des éclaircies et de la composition des essences sur la gestion forestière climato-intelligente (GFI) dans des parcelles expérimentales à long terme en Bavière, en Allemagne. À l'aide d'un indice composite de GFI basé sur neuf indicateurs structuraux et fonctionnels, elle compare des forêts de hêtres, d'épicéas et mixtes soumises à différents régimes d'éclaircie. Les résultats montrent que les forêts mixtes et de feuillus sont plus performantes que les monocultures d'épicéas, notamment en matière d'adaptation, tandis qu'une éclaircie importante améliore la diversité structurale et la résilience. L'étude souligne l'importance d'un suivi à long terme pour une gestion forestière adaptative et fournit des pistes concrètes pour aligner les pratiques forestières sur les objectifs climatiques et de développement durable.
Pour qu'un projet de restauration de la nature soit couronné de succès, plusieurs conditions doivent être réunies. Avant tout, il doit exister un réel besoin de restauration. Ce besoin doit être clairement défini, une personne doit s'engager à piloter le projet et les propriétaires fonciers, les riverains et les autres parties prenantes doivent adhérer au message. Il est également particulièrement bénéfique que le projet contribue à améliorer la fonctionnalité écologique à l'échelle du paysage. Cependant, la réalisation d'un projet de restauration nécessite presque toujours une forme de financement externe. Bien qu'il faille souvent du temps pour identifier, décrire et documenter les conditions supplémentaires requises, il n'est pas rare que des opportunités de financement se présentent de manière inattendue.
Sur le site de démonstration suédois SUPERB Vindelälven-Juhttátahkka, nous avons procédé à cette étude en cartographiant et en constituant une base de données d'objets susceptibles d'être restaurés ou nécessitant une restauration. Cette base de données comprenait la description de l'état actuel de chaque objet, les facteurs de stress, le statut de propriété et les actions de restauration suggérées. Les objets ont également été classés par ordre de priorité, ce qui facilite la saisie d'opportunités de financement inattendues.
Nous illustrons ici la bonne pratique des « berges de restauration » en décrivant le développement et l’utilisation d’une berge de restauration pour la restauration des voies terrestres de migration des rennes le long du bassin versant de la rivière Vindeln.
Passer d'une restauration ponctuelle sur des peuplements forestiers isolés à une amélioration concrète de la fonctionnalité écologique à l'échelle du paysage implique presque toujours une augmentation du nombre de personnes concernées et de leur participation. Or, une plus grande participation signifie une plus grande diversité d'intérêts, de souhaits et de conditions qu'il convient de concilier pour atteindre l'objectif. Toutefois, cette participation accrue peut aussi constituer un atout, en renforçant le sentiment d'appartenance à la communauté, en favorisant les échanges d'expériences et de connaissances, et en permettant une meilleure compréhension de la perspective paysagère, au-delà du territoire ou du mandat de chaque participant, ainsi que des contextes variés dans lesquels évoluent les autres acteurs.
Dans cet exemple de bonne pratique, nous décrivons comment la collaboration au sein d'un réseau régional a permis de susciter un engagement à long terme et d'obtenir des effets écologiques concrets pour le pic à dos blanc, une espèce en danger critique d'extinction, dans le comté de Västerbotten, en Suède. À partir de cet exemple, nous décrivons les facteurs de réussite ainsi que les risques et les écueils potentiels, et nous présentons également d'autres initiatives similaires menées à l'échelle du paysage en Suède.
L’Institut ornithologique suisse a proposé un système de points pour évaluer le degré de respect de la faune sauvage au sein des exploitations agricoles. En 2008, IP-SUISSE, organisation promouvant l’agriculture intégrée et représentant un quart des agriculteurs suisses, a adopté ce système dans le cadre de ses recommandations. La plus grande chaîne de supermarchés de Suisse commercialise la plupart des produits IP-SUISSE. Les agriculteurs bénéficient ainsi de primes et d’une meilleure image auprès du public.
Les arbres habitats sont définis comme des arbres vivants ou morts sur pied offrant des niches écologiques (microhabitats) telles que des cavités, des poches d'écorce, de grosses branches mortes, des épiphytes, des fissures, des écoulements de sève ou du pourrissement du tronc. Selon leurs caractéristiques, les arbres habitats portent différents noms. Les arbres vétérans, anciens ou monumentaux sont des individus d'un âge ou d'une taille remarquables, tandis que les arbres à cavités abritent des animaux tels que les pics et d'autres espèces nichant dans des cavités.
Les efforts de restauration forestière suite à des perturbations naturelles telles que les infestations de scolytes et les tempêtes de vent dans les peuplements forestiers productifs visent souvent à remplacer les monocultures dégradées d'épinettes et de pins par des peuplements diversifiés et résilients, mieux adaptés aux changements climatiques. Cela implique d'accroître la part de la régénération naturelle (espèces pionnières comme Betula sp. Populus sp. et Salix sp.) et la plantation d'essences feuillues indigènes. Toutefois, l'amélioration et le soutien de la biodiversité dans les peuplements restaurés nécessitent la gestion du patrimoine biologique, notamment du bois mort, essentiel à la biodiversité. Ce patrimoine comprend des éléments structuraux importants des peuplements existants, tels que les grands arbres anciens, les arbres dépérissants, le bois mort et le bois en décomposition au sol, les chablis, etc. Dans la plupart des cas, ces éléments structuraux demeurent, au moins partiellement, intacts, constituant un patrimoine, même en cas de perturbations importantes. Parallèlement, ils jouent un rôle important dans l'environnement naturel de diverses espèces et influencent considérablement l'environnement et le développement du peuplement après une perturbation. Une fois enlevés, ces éléments ne peuvent être réintégrés au cours des décennies suivantes. C'est pourquoi il est impératif d'en tenir compte lors des opérations de coupe sanitaire et de récupération. Cette méthodologie de bonnes pratiques offre des solutions optimales pour relever ces défis sylvicoles et favoriser une régénération forestière efficace et résiliente face au changement climatique.
Une équipe multidisciplinaire d'experts a synthétisé l'état des connaissances sur les facteurs et les impacts des infestations de scolytes en Europe et a proposé un cadre global et contextuel pour leur gestion.
Cet article scientifique présente une base de données unique de plus de 170,000 3 observations de perturbations naturelles sur le terrain dans les forêts européennes, réalisées entre 1950 et 2019. Les données recueillies confirment une augmentation significative des perturbations forestières dans 34 pays européens, entraînant en moyenne 43.8 millions de m³ de bois perturbé par an sur la période d'étude de 70 ans. Le vent a été le principal agent de perturbation durant cette période (46 % des dommages totaux), suivi par les incendies (24 %) et les scolytes (17 %). La part des scolytes dans les dommages totaux a doublé au cours des 20 dernières années.