Stratégies de plantation dans les petites ouvertures et protection contre la faune

Bonnes pratiques

29 août 2025
Stratégies de plantation dans les petites ouvertures et protection contre la faune photo

Dans de nombreux projets de restauration et de reforestation forestière aux Pays-Bas, les jeunes arbres subissent une forte pression du broutage par la faune. Le changement climatique accentue le stress, avec des étés plus chauds et plus secs, notamment sur les grandes coupes à blanc. Cette bonne pratique montre comment la protection de la faune et la plantation stratégique de plants plus importants en petits groupes améliorent la survie et favorisent le rétablissement d'une structure forestière saine.

Description du problème:

Dans de nombreux projets de restauration et de reboisement forestiers, les jeunes arbres subissent une forte pression du broutage. Aux Pays-Bas, ce sont les chevreuils et les sangliers qui ont le plus d'impact sur les jeunes plantations, tandis que les jachères et les cerfs élaphes sont rarement présents. Cependant, cela ne signifie pas que les stratégies décrites ici ne seraient pas également pertinentes pour l'implantation de plantations dans des zones où les jachères et les cerfs élaphes sont présents.

De plus, les jeunes arbres sont de plus en plus exposés aux effets du changement climatique : les étés deviennent plus chauds et plus secs, ce qui est particulièrement visible sur les grandes coupes à blanc. Sur ces sites ouverts, lumineux et secs, les jeunes arbres peinent souvent à s'établir et à développer un microclimat forestier stable.

Cette bonne pratique se concentre sur les stratégies permettant de relever ces défis, en mettant l'accent sur une protection efficace de la faune et une plantation stratégique, comme l'utilisation de plants plus importants en petits groupes. Elle démontre les mesures les plus efficaces pour accroître la survie des jeunes arbres et favoriser le rétablissement d'une structure forestière saine.

Étapes de mise en œuvre :

Le maintien d'un microclimat forestier stable est essentiel aux projets de restauration. La canopée protège la végétation du sous-bois et le sol forestier du rayonnement solaire direct, amortissant ainsi les fluctuations de température, d'humidité et de vent. De nombreuses espèces forestières, notamment les arbres tolérants à l'ombre (hêtre, charme, tilleul), les mousses, les champignons et les insectes, dépendent de ce microclimat pour survivre. Une gestion forestière à petite échelle, qui maintient la forêt aussi fermée que possible, contribue à préserver ce microclimat. Les clairières et les zones de régénération sont limitées à une à deux fois la hauteur des arbres environnants, et les éclaircies importantes sont évitées.

Dans ce cadre, nous plantons des massifs de 5 à 25 arbres afin d'accroître la diversité structurelle et spécifique, tout en profitant du microclimat créé par la forêt environnante. L'utilisation de plants plus grands (≥ 150 cm) réduit le broutage par les chevreuils, qui ne peuvent atteindre les pousses supérieures. Des tuteurs de bambou disposés en triangle protègent ces plants plus grands des dommages causés par le frottement.

Lorsque certaines espèces ne sont pas disponibles en grandes plantations, de petits enclos de protection sont installés autour des groupes. Ceux-ci sont volontairement bas afin d'empêcher les cerfs de sauter à l'intérieur, empêchant ainsi efficacement le broutage. Ces enclos sont construits avec des profilés en Z et des clôtures à mailles fines, permettant aux arbres de s'établir en toute sécurité.

 

Types de connaissances :

Cette bonne pratique repose principalement sur des connaissances pratiques. Notre organisation expérimente ces méthodes depuis plusieurs années. Un suivi continu montre que les résultats sont positifs, avec une meilleure survie des jeunes arbres. 

Réplicabilité :

OUI, cette pratique a été testée et reproduite dans de multiples contextes et à différentes échelles et peut donc être facilement transférée et/ou adaptée à d'autres initiatives ayant des objectifs similaires.

Facteurs clés de succès:

Une connaissance approfondie des besoins en lumière des différentes espèces est essentielle : certains arbres préfèrent l'ombre complète, tandis que d'autres ont besoin d'un peu plus de lumière. Le choix de l'emplacement approprié à chaque espèce est également crucial pour maximiser sa survie.

- La mise en œuvre de cette pratique exige que les entrepreneurs et les gestionnaires forestiers se comprennent bien et communiquent efficacement, afin que les emplacements de plantation soient correctement identifiés, que les mesures de protection soient correctement appliquées et que les machines soient utilisées avec précaution pour éviter d’endommager les jeunes arbres.


Contraintes courantes :

- Certaines espèces ne sont pas disponibles en grandes plantations (≥ 150 cm), ce qui rend difficile l’application de mesures de protection ou la maximisation des taux de survie.

Les plantations importantes et les enceintes de protection peuvent être coûteuses. Les contraintes budgétaires peuvent nécessiter de prioriser les zones à planter et à protéger. 

Leçons apprises:

- Les sentiers fixes aident à protéger les jeunes arbres et à maintenir le microclimat en limitant l'impact des machines aux pistes désignées.

- Les entrepreneurs peuvent être guidés efficacement à l'aide d'applications qui s'intègrent aux plateformes SIG telles qu'ArcGIS ou QGIS, garantissant ainsi qu'ils localisent avec précision les touffes de plantation et suivent les instructions de gestion.

- Lorsque vous utilisez un petit raster de plantation, ne dépassez pas une disposition de 8 × 8

Impacts positifs :

  • Amélioration de la régénération des espèces d'arbres
  • Une diversité structurelle accrue

Impacts négatifs :

  • Accès réduit aux marchés ou aux sources de revenus
Source/Auteur(s)
Sujet
  • Mise en œuvre
Les intervenants
  • Propriétaires fonciers et praticiens
  • Planificateurs et exécutants
Interet
  • Espèces d'arbres/diversité fonctionnelle
région biogéographique
  • Atlantic
Pays
  • Pays-Bas