La zone de démonstration écossaise, située dans le parc forestier Queen Elizabeth, est une forêt gérée par Forest and Land Scotland. Elle se compose principalement de plantations forestières non indigènes et sa gestion, initialement axée sur la production de bois, a évolué vers une gestion multifonctionnelle privilégiant la biodiversité, les services écosystémiques et les activités récréatives. Cette gestion comprend la restauration des zones riveraines, la diversification des espèces et des mesures de lutte contre les pressions écologiques telles que les espèces envahissantes et le broutage par les cerfs.
La zone de démonstration vise à améliorer le fonctionnement et la résilience des écosystèmes grâce à trois stratégies de restauration principales : i) la plantation de forêts d’altitude d’essences feuillues indigènes au-dessus de la limite forestière actuelle afin d’atténuer les risques liés aux impacts du changement climatique, tels que les glissements de terrain ; ii) la sylviculture à couvert continu (SCC), qui consiste en des éclaircies sélectives pour maintenir une structure forestière à plusieurs strates, améliorant ainsi la biodiversité et réduisant l’empreinte écologique de l’exploitation forestière ; iii) la gestion des forêts riveraines et la gestion naturelle des crues (GNF). Améliorer la biodiversité riveraine et mettre en œuvre des techniques de gestion naturelle des terres (GNT) pour réduire les risques d'inondation pour les communautés locales : ces stratégies s'inscrivent dans le cadre d'exigences politiques plus larges et répondent aux défis environnementaux actuels, tout en promouvant des pratiques de gestion durable des terres. Elles sous-tendent ce plan d'intensification. Le rapport identifie divers obstacles à l'intensification des efforts de restauration, notamment d'ordre politique, économique, social, technique, juridique et environnemental. Parmi les principaux défis figurent la reconnaissance politique limitée des avantages de la restauration, les coûts élevés associés aux activités de restauration et l'absence d'instruments de marché établis pour les services écosystémiques autres que le bois. À l'inverse, des facteurs facilitateurs tels que des acteurs politiques engagés en faveur de la restauration, la participation communautaire et les nouvelles opportunités de financement sont essentiels pour surmonter ces obstacles. Afin d'intensifier efficacement les efforts de restauration, le document identifie certains obstacles prioritaires et suggère des actions possibles, parmi lesquelles :
• Accroître l’engagement communautaire pour défendre des solutions fondées sur la nature.
• Encourager les partenariats public-privé, en utilisant des démonstrations pour montrer la faisabilité et l'éventail des avantages.
• Prendre en compte les dimensions financières, environnementales, sociales et culturelles de la lutte contre les herbivores.
• Améliorer la formation et l’éducation des parties prenantes impliquées dans les activités de restauration.
• De nouvelles approches pour restaurer la limite supérieure des arbres, en mettant l'accent sur les caractéristiques des arbres et des arbustes.
En mettant en œuvre ces recommandations, la zone pilote écossaise peut servir de modèle pour les pratiques de restauration forestière qui contribuent à la résilience écologique et au bien-être des communautés en Écosse et au-delà.